Faculté des Sciences et Technologies (La Réunion): Madame Pauline GELIN soutient sa thèse de doctorat en Ecologie marine le 16 décembre 2016 à 15h30 à l'amphi Charpak
logo-univ
Laboratoires

UFR Sciences et Technologies - Université de La Réunion

Madame Pauline GELIN soutient sa thèse de doctorat en Ecologie marine le 16 décembre 2016 à 15h30 à l'amphi Charpak

15.12.2016

Résumé :

Dans un monde changeant, la conservation et la gestion de la biodiversité sur le long terme nécessitent une connaissance de la répartition des taxons, mais également une estimation précise de leur diversité spécifique ainsi que des processus de spéciation ayant permis leur formation et des liens qui unissent différentes populations d’un même taxon (connectivité). En génétique des populations, ces liens sont les flux de gènes entre différentes populations. Il est crucial de connaître le degré de connectivité des populations, et ce pour différentes espèces marines, afin de déterminer les patrons de dispersion à différentes échelles spatiales et temporelles. La connaissance de ces patrons permet de dessiner des réseaux d’aires marines protégées de façon plus efficace afin de préserver et gérer la biodiversité.

Ce travail de thèse porte sur la connectivité des populations de coraux du genre Pocillopora dans le Sud-Ouest de l’océan Indien et l’océan Pacifique tropical. Ces coraux sont répartis sur toute la frange tropicale des océans Indien et Pacifique. Traditionnellement, les espèces étaient identifiées sur la base de critères morphologiques [17 espèces décrites dans Veron (2000)]. Différentes études utilisant des données génétiques ont révélé que la délimitation des espèces était parfois floue chez ces coraux. Ainsi, au cours de ce travail, l’utilisation de méthodes de délimitation d’espèces à partir d’ADN mitochondrial (ABGD, GMYC, PTP) et nucléaire (haplowebs), 16 hypothèses primaires d’espèces (PSH) ont été identifiées. Ces PSH ont ensuite été confrontées à des tests d’assignement à partir de marqueurs microsatellites, révélant un minimum de 18 hypothèses d’espèces secondaires (SSH).

Une fois que les hypothèses d’espèces sont définies, il est possible de réaliser des études de connectivité. Au cours de ce travail, deux hypothèses d’espèces présentant des écologies différentes ont été choisies pour mener ces analyses. La première, Pocillopora damicornis type β (PSH05) a été échantillonnée dans les lagons et la seconde, Pocillopora eydouxi (PSH09) a, quant à elle, été échantillonnée sur la pente externe. L’estimation de la structure génétique des populations a permis d’estimer les modes de reproduction (sexuée ou asexuée) chez ces deux hypothèses d’espèces et les analyses de connectivité ont révélé des patterns de structuration complexes pour chacune des SSHs.


May
Mo Tu We Th Fr Sa Su
18 1 2 3 4 5 6 7
19 8 9 10 11 12 13 14
20 15 16 17 18 19 20 21
21 22 23 24 25 26 27 28
22 29 30 31 1 2 3 4